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Mémoire photographique de Liège (beta)

garden cities -Rue Marie-Louise Naveau- (Jupille) > Le simili-cottage, retour artificiel à la nature ?

Rue Marie-Louise Naveau, Jupille

Le mouvement des cités-jardins et son son succès sur le continent peut apparaître comme l’avènement d’une domination par les partisans d’une nouvelle esthétique urbaine participant d’une certaine focale urbaphobe notamment envers la ville-centre et les faubourgs à la croissance anarchique (représentés comme pathogènes et criminogènes).

Alors, le « style cottage », symbole d’un retour à une nature fantasmée, illusion des vertus de l’air des campagne ? Partiellement sans doute, tout comme l’effet de transposition de culture architecturale britannique. N’en est-il pas de même du lotissement 4 façades en milieu rurbain apparaissant dans les années 80-90 ?

Dans le cas des Cortils et de Matteoti, on observe que la focale ruraliste reste minime, l’esthétique campagnarde restant liée à une planification urbaine, décentralisée, locale mais néanmoins globale. A l’origine ces cités se présentent non comme cités dortoirs mais comme "ville totale" et "autonome" avec ses activités économiques, ses commerces de proximité, ses services collectifs intégrés à la trame architecturale (toujours visibles aux Cortils et partiellement visibles autour de la rue du Centenaire à Chênée).

Date de la prise de vue : 27 juin 2010

Photographe : François Bertrand

Architecte : Joseph Moutschen

Mots-clés : JupilleLogement collectifCités jardins

Droits de reproduction : CC BY-NC (par défaut)